Vie d'Antonio Rosmini


Né en 1797 d'une famille aristocratique à Rovereto, province italienne du Trentin alors sous occupation autrichienne, Antonio Rosmini suit des études de philosophie et de théologie à l'université de Padoue. Ordonné prêtre en 1821, il s'établit dans le Piémont en 1829, à Domodossola, où il fonde un ordre religieux, l'Institut de la Charité.

Avant tout, Rosmini est un philosophe à l'œuvre extrêmement riche,  abondante et majeure dans l'histoire moderne des idées, et à l'élaboration de laquelle il consacra la plus grande partie de son temps, au service de l'intelligence métaphysique. Mais celle-ci, loin de le restreindre à l'abstraction idéaliste, le conduira à des applications concrètes, terrain d'une spiritualité à l'épreuve de l'existence, qui l'introduira même dans le champ troublé des affaires politiques. En effet, l'Italie est secouée par le grand mouvement de restauration nationale, nourri d'influences diverses et d'événements parfois contradictoires, le Risorgimento. Rosmini sera souvent appelé à y participer, malgré lui. Plein de modestie, il paiera beaucoup de lui-même ses tentatives diplomatiques auprès du Saint-Siège, afin de négocier pour le Royaume du Piémont une confédération des États italiens. Lors des violents affrontements romains de 1848, il accompagne Pie IX dans sa fuite à Gaète, mais il se heurte à l'hostilité de l'entourage du pape et revient en Piémont, à Stresa, poursuivre jusqu'à la fin de sa vie (1855) son œuvre apostolique et philosophique.

Après une longue période pendant laquelle fit rage une controverse ecclésiastique liée à des passages mal compris de certaines de ses œuvres et qui lui valut plusieurs condamnations de l'Index (Congrégation pour la doctrine de la foi de l'époque), il fut réhabilité en 2001, et béatifié en 2007. Sa fondation italienne, l'Institut de la Charité, continue l'œuvre d'Antonio Rosmini, et rayonne dans le monde entier, en Afrique, en Inde, au Venezuela, en Irlande et aux États-Unis. De nombreux centres de recherches internationaux s'attachent à faire connaître sa pensée et sa spiritualité.

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Spiritualité rosminienne :

L' intelligence spirituelle de la vérité dans une âme généreuse 


Si l'on considère que la spiritualité chrétienne est de mettre son esprit en Dieu, quel témoignage en ce sens Rosmini nous offre-t-il? Quelle est son expérience de l'approche intime de Dieu? Pour tenter de répondre, nous dégagerons les thèmes fondamentaux de cette spiritualité, en proposant quelques clefs de sa démarche intérieure. Nous suivrons les pas de Rosmini, non pour l'adopter comme modèle, toute appropriation serait réductrice, chaque être étant unique, mais afin de s'enrichir à la lumière d'une vie entièrement tournée vers Dieu et totalement vouée aux autres, comme l'indique le symbole du pélican, choisi par Rosmini pour son Institut de la Charité.

La spiritualité rosminienne ne coupe pas du monde, elle assume le monde, et, comme telle, se veut à la fois contemplative et active. Rosmini, tout en appliquant le principe de passivité et celui d'indifférence sur lesquels repose l'essentiel de l'attitude spirituelle, n'en demeure pas moins actif, convaincu, de façon évangélique, que le Créateur exige de s'ouvrir à sa création, et que les œuvres doivent accompagner la foi dans l'économie du salut.

D'où les différentes formes de cette spiritualité confrontée à l'existence, la sienne propre, enracinée dans son ministère et la poursuite de son activité intellectuelle, celle des autres qu'il accueillait sans réserve, et celle, plus abstraite, mais non moins présente, des événements de son temps. C'est ainsi que l'on pourra parler de spiritualité personnelle, familiale, ecclésiale, sociale et, même, diplomatique et politique, car Rosmini, impliqué bien malgré lui dans les affaires d'État, y manifesta de façon égale son unité d'être sous le regard de Dieu.

Cette unité requiert le principe de justice : être juste, dit Rosmini, reprenant saint Paul, est la seule manière de plaire à Dieu. Ce principe est étroitement dépendant d'un autre, l'intelligence de la vérité qui garantit la vie même de l'esprit et qui, par conséquence, oriente l'essentiel de l'approche rosminienne. Rosmini, philosophe, exclut tout irrationnel : s'il s'appuie sur la connaissance des « célestes enseignements », dont la vie de Jésus Christ est le témoignage le plus accompli de leur mise en oeuvre, il en appelle à l'intelligence pour les comprendre, et ne pas s'enfoncer dans les erreurs qui encombrent l'esprit et le prive de sa liberté en compromettant cette compréhension et, par là, l'engagement de l'être dans le monde. La spiritualité rosminienne se développe donc dans la quête de Dieu qui vise la vérité, vérité de l'être, vérité de l'existence, vérité des idées et des choses, et donc vérité de Dieu, qui « ne peut ni se tromper, ni nous tromper ». Cette quête s'accompagne de l'amour, manifesté par la charité sur le mode paulinien, et qui donnera son nom à la fondation d'Antonio Rosmini, l'Institut de la Charité. C'est ainsi que Rosmini résume lui-même la perfection évangélique à laquelle doit aspirer le chrétien, et qui  est « cette âme généreuse et l'intelligence spirituelle de la Vérité » (Maximes de la perfection, Leçon I)



Les grands thèmes de la spiritualité rosminienne                                         Voir   page 4   &   page 5

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Antonio Rosmini

et la prière

Vie d'Antonio Rosmini

Les grands thèmes de la

spiritualité rosminienne

Introduction

Textes choisis

Les Maximes de la Perfection

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Bibliographie

Liens

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Études comparatives

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Dévotion mariale

En préparation

Textes choisis                                                                    page 6

Maximes de perfection chrétienne communes à tous les chrétiens

Traduction révisée et intégrale de l'œuvre par M.-C. Bergey Trigeaud


Autres textes                                                                     page 7

Histoire de l'amour (extraits)

Introduction à la philosophie (extraits)


Antonio Rosmini et la prière                                          page 8


Études rosminiennes                                                       page 10

P. P. Ottonello, « L'offrande de sang chez Catherine de Sienne

et Antonio Rosmini »(trad. fr).

Commentaires : Offrande de sang, eucharistie et transsubstantiation

(En préparation) 

M. T. Antonelli, L'ascèse chrétienne chez Antonio Rosmini (extraits, trad. fr)

M. A. Raschini, «Le rapport raison-foi et son importance philosophique »


Études comparatives                                                       page 11

Bibliographie, liens                                                         page 12

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Les grands thèmes de la

spiritualité rosminienne

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Extraits Traductions

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Expérience et Témoignage


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