Antonio Rosmini

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Textes choisis ( Suite)

© Centre français de spiritualité rosminienne

Vient de paraître


Antonio Rosmini


Des cinq plaies de la sainte Église


Version française trad. par M.-C. Bergey


Edizioni Rosminiane Stresa (It)


Voir sur le site

http://www.rosminionline.it/it



Table des matières


Chapitre I

De la plaie qui est dans la main gauche de la sainte Église :

la division entre le peuple et le clergé dans le culte public


Chapitre II

De la plaie qui est dans la main droite de la sainte Église :

l'insuffisante formation du clergé


Chapitre III

De la plaie du côté de la sainte Église :

la désunion des évêques


Chapitre IV

De la plaie du pied droit de la sainte Église :

la nomination des évêques abandonnée au pouvoir laïc


Chapitre V

De la plaie du pied gauche de la sainte Église :

la servitude des biens ecclésiastiques


Appendice 

Sur les élections épiscopales par le clergé et le peuple :

Trois lettres d'Antonio Rosmini, prêtre


Extraits

Traduit de l'italien d'après l'édition critique Delle Cinque Piaghe della Santa Chiesa, 1998, Città Nuova Ed., Roma, Istituto di Studi Filosofici, Centro Internazionale di Studi Rosminiani, Stresa, Volume 56, a cura di Alfeo Valle, seconda ed. riveduta. Une version récente en italien courant, par Don Gianni Picenardi, aux Edizione Rosminiane, Stresa, 2012, assortie de nombreuses notes explicatives, a été d'un appui certain pour plus de précisions.


L'œuvre fut composée par Rosmini en trois étapes, 1832-1833, 1847 et 1849. La première mouture resta dans les tiroirs, comme l'indique lui-même Rosmini dans ses Préliminaires. Une version plus complète fut ensuite publiée en 1848 à Lugano chez Veladini, mais de façon anonyme et en exemplaires réduits uniquement réservés à des lecteurs amis. Puis sans l'autorisation de l'auteur à Bruxelles, par la Société Typographique. En 1949, à Naples chez Batelli. Enfin à Caserte la même année, édition revue soigneusement par Rosmini et retenue pour la plus autorisée. Les trois lettres publiées dans l'Appendice ont été rajoutées par Rosmini dans l'édition de Casale chez Casuccio en 1848-1849, puis de Naples, à la Libreria Nazionale en 1849.

L'oeuvre métaphysique, philosophique et théologique de Rosmini (1797-1855, It.) sans doute trop tardivement connue, est si immense qu'elle semble bien désormais s'imposer de fait, sinon de droit, comme celle d'un nouveau Père de l'Église des temps modernes. Encore fallait-il faire connaître en langue française cet essai audacieux et polémique, d'une nature très singulière, qui n'entend pas traiter d'histoire ni de conflit théorique à l'intérieur de la chrétienté, mais traduire le souffle puissant du message évangélique dans ses conséquences ecclésiales et institutionnelles, tel qu'il bouscule les usages établis provenant de l'histoire, des autorités successives et des compromis socio-politiques avec le monde. Cet essai, qui a jeté à une époque le discrédit sur son auteur, a hanté la conscience de tout le début du XX° siècle, pour enfin aboutir à certaines des conclusions du concile Vatican II.

Pareil ouvrage, anticipateur d'un avenir d'Église, ne vise pas à présenter de solutions acquises et peu aisément transposables (le rôle du peuple dans les nominations d'évêques, l'affranchissement du siège épiscopal de tout lien politico-mondain), mais il augure d'une sorte de direction, d'orientation stimulante et de renouvellement purificateur, qui doit inciter les bonnes volontés à délivrer au moins une Église sans cesse en évolution de divers maux qui ont si injustement souillé sa réputation. Cependant, si l'auteur des Maximes de la Perfection, s'adresse spécifiquement à l'Institution, il rejoint aussi, de façon subtile, cette Église personnelle et intime que représente chaque chrétien face au monde.

Enfin, au delà de la matière du livre, l'on reconnaîtra ici la force créatrice de Rosmini, à la fois auteur d'un système philosophique (voir son Nouvel essai sur l'origine des idées - trad. fr. en cours) et fondateur d'ordre, l'Institut de la Charité, qui le place parmi les grands penseurs et les grands spirituels engagés dans l'histoire.

                                              Commentaire

Une plaque votive dans une des plus anciennes églises de Bordeaux révèle que la dévotion aux cinq plaies du Christ était suffisamment vivante au XV° siècle en France pour qu'une chapelle dédiée soit érigée et une confrérie approuvée  par une bulle du pape Alexandre VI en 1497. La calamité pour laquelle avait été formulé le vœu, immédiatement et miraculeusement exaucé comme l'indique la plaque, était la peste,               

                                              en préparation